











































EL PERRO, LA JETTA Y EL PEYOTL
D conduisait la Jetta sur la carretera federal 57 entre Mexico DF y Real de Catorce. Le plan était de laisser la voiture à Wadley, monter sur le train Kansas City Southern de México et sauter un peu plus loin dans le désert avant qu'il ne gagna trop en vitesse, pour camper. Soudain un chien jaune est sorti de nulle part, il etait au milieu de la route, D a serré le volant, nous l’avons percuté à 130 km/h. La jauge d’essence à commencé à descendre lentement et nous avons été contraints de réparer le plus rapidement possible. À côté d’une Pemex nous avons trouvé un mécanicien et les flics nous ont trouvés. Ils ont sortis un radar portatif de la forme d’un gros flingue bloqué sur 150 km/h et nous étions 6 dans la voiture. Une offrande en terres Huaxtèques ! Le plus jeune des deux nous demanda alors si nous savions jouer aux échecs. ??? On a pas compris tout de suite qu’il voulait jouer la mordida aux échecs mais P a proposé de s’aligner sans hésiter. Bizarrement il n’avait pas d’échiquier, nous non plus, mais il avait envie (de rifarla) de la jouer , alors çà s’est réglé à Aguila o Sol (pile ou face). Nous avons été chanceux. Nous avons longtemps attendu sécher le pansement sur le réservoir. Nous avons aussi gagné en torpeur et au couché de soleil nous avons repris la route silencieusement, puis le plan initial. Le lendemain, le désert était parfaitement inhospitalier, sinon l’accueil d’un autre chien jaune sorti de nulle part. Je me suis souvent demandé pourquoi Octavio les surnommaient « electricos », mais au milieu de la sierra, sous les éclairs d’orage sec, c’était entendu. Le peyotl bien camouflé était introuvable. Il a fallu se perdre avec le chien jusqu’à cette petite vallée où il fleurissait discrètement. Ses fleurs roses pâles très délicates ne présageaient en rien sa nauséeuse amertume. Le voyage continuait.